Résumé
Cette thèse présente une étude théorique des propriétés de transport d’un condensat unidimensionnel en présence de désordre. La cohérence de phase et les interactions induisent une compétition entre le caractère superfluide d’un condensat et la suppression du transport par effets d’interférences destructives.
En premier lieu, nous avons étudiés une configuration expérimentalement pertinente, à savoir les oscillations dipolaires d’un condensat en présence d’impuretés. L’amortissement de celles-ci s’avère n’avoir aucune relation avec la localisation d’Anderson et s’explique en terme d’émission d’excitations élémentaires. Des comparaisons avec des expériences récentes appuient ce scénario général. Ensuite, nous avons étudié la vitesse critique d’un superfluide en présence d’un potentiel désordonné. Un lien explicite avec des problèmes de statistiques de valeurs extrêmes est donné, permettant ainsi de déterminer la distribution de probabilité de la vitesse critique, en accord quantitatif avec des simulations numériques.
Nous avons montré d’autre part que la localisation d’Anderson n’est possible que dans un certain régime de paramètres. La longeur de localisation y est affectée par les interactions et les corrélations du potentiel aléatoire.
Enfin, nous avons étudié la localisation par un potentiel bichromatique et expliqué celle-ci de manière semi-classique. Nous avons ainsi montré la différence profonde entre celle-ci et celle induite par un potentiel purement aléatoire.







